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 Juliette Lykketil

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Juliette Lykketil
...Bonne chance
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Messages : 9
Date d'inscription : 12/07/2014

MessageSujet: Juliette Lykketil   Dim 13 Juil 2014 - 20:46


   

   
« Sometimes, I'm terrified of my heart ; of its constant hunger for whatever it is it wants. The way it stops and starts. »


   
Identité

   
Nom : Lykketil
   Prénom : Juliette
   Age : 22 ans
   Famille affiliée : Luskan
   Métier : Vous m'expliquez pourquoi je devrais avoir un métier ? Je compte me réinscrire à la fac, mais à Rennes, cette fois, et croyez-moi, étudiante, c'est un métier !



Maman n'aimait pas trop quand mon grand frère et moi, on échappait au petit déjeuner. Des fois, on évitait même de se coucher tellement on était rentrés tard à la maison exprès pour pouvoir boire un café avec elle et se rendormir ensuite, si nécessaire. C'était toujours nécessaire. Mon père, il lui arrivait des fois de venir manger quelque chose avec nous, mais s'il le faisait, il ne me regardait jamais. Il disait que c'était parce que j'avais même pas la décence de me démaquiller et de faire semblant d'avoir dormi. Mon frère, il se maquillait peut-être pas, mais il avait les mêmes paquets sous les yeux, alors j'avais du mal à comprendre le reproche. J'y répondais pas parce que c'était pas nécessaire, et puis, ma mère le regardait assez méchamment pour deux, alors bon... 

***

Mon frère, Milo, c'est toute ma vie. Chez moi, il y avait un long couloir, et nos chambres étaient à l'exact opposé l'une de l'autre, mais tous les samedis soirs, il prenait son matelas et je prenais le mien et on les mettait tous les deux par terre dans ma chambre pour qu'on puisse regarder la télé tous les deux. C'était toujours des Disneys, et c'était toujours le Roi Lion. Encore aujourd'hui, il hurle au scandale en disant que non, qu'il a été obligé de regarder des milliers de fois la Petite Sirène, mais moi, je vous jure qu'on faisait que regarder le Roi Lion. Comme il était un peu plus grand que moi (pas de beaucoup, une dizaine de centimètres, mais je me trouve grande, moi, alors lui, il l'est vraiment), c'était une brute, et il s'amusait à me démontrer par a+b qu'il serait toujours le plus fort (Le truc, c'est qu'il a de très gros os et qu'il est imposant et que moi, pas vraiment, voire pas du tout). Le pire, c'est quand il m'attrapait par les pieds en me secouant et en disant que j'étais une bouteille d'Orangina. À l'époque, ça me faisait rire. Aujourd'hui aussi, d'ailleurs (Maman, un peu moins, elle s'imaginait toujours des scénarios horribles où ma tête, trop près de la porte/d'un mur/du sol, venait s'y éclater). Pour avoir mon attention, il me marche sur les pieds et me pousse contre les murs avant de me dire que vraiment, vraiment vraiment, il est désolé et qu'il a pas vu que j'étais là, avec son sourire et ses yeux mignons, et ensuite, il se met à ricaner, parce qu'il est persuadé que je l'ai cru, alors que pas du tout. Moi, je m'amuse à lui donner des coups de pied sous les tables, et quand on est côte à côte en train de manger, et qu'il est à ma gauche, je m'amuse à donner des coups de coude sur son bras pour qu'il rate la bouche à chaque fois que la fourchette s'en approche. Ça le fait hurler, et je trouve ça génial. Il  fait des nœuds dans mes cheveux noirs tout le temps, parce qu'il est très tactile et qu'il arrive pas à s'empêcher de les toucher. Moi, des fois, je lui tire les poils des bras pour me venger de quand il me tire les cheveux, ou des fois je le fais juste comme ça, parce que j'ai envie qu'il me regarde. Il se moque d'elle tout le temps. Il m'appuie sur le nez sans arrêt « C'est parce qu'il est trop piquant ! » Lui, il n'a pas le même nez, et fait semblant d'être persuadé que j'ai été adoptée ou trouvée dans une poubelle... Il affirme ne pas avoir de souvenirs de Maman enceinte, alors ça semble évident, non ? Il se moque de mes yeux, aussi, en disant qu'on a parfois du mal à distinguer la pupille de l'iris. C'est pas de ma faute si j'ai les yeux tellement foncés qu'ils paraissent noirs... C'est un élément en plus à son dossier Adoption Juliette, parce que lui, il a de jolis yeux chocolats, comme Maman.

***

C'est sans doute pour ça qu'elle en a tant voulu à son père quand il a décidé de tout casser. Milo a du quitter la maison pour aller à l'université, et Juliette a du faire semblant d'être heureuse pour lui. Ça a été quelque chose de très compliqué à gérer : Accepter ses sourires et sa joie à l'idée de partir à l'aventure. Ce n'était pas de la jalousie, c'était de la colère pure et dure, mais camouflée derrière des paroles enthousiastes et exaltées. Il allait partir, rencontrer des gens, l'appeler quelques fois – moins, parce qu'il allait être drôlement occupé, maintenant qu'il était grand, rire avec d'autres qui n'étaient pas elle, et Juliette, elle était bloquée ici, et elle avait été d'accord pour être enfermée là tant que son frère resterait mais maintenant qu'il partait, elle n'était pas sûre de savoir comment faire, pour la suite. Il y avait ça, et puis il était tellement content de partir, à croire qu'à lui, ça ne lui faisait rien, de la laisser, alors qu'elle – elle n'était pas dans sa situation, mais elle savait profondément ce qu'elle aurait ressenti si tout ça avait été inversé – aurait été déchaînée de se savoir bientôt éloignée.
Lui, ça semblait aller...

Un soir, il y eut une grosse dispute que Juliette n'avait même pas essayé de créer. Dehors, elle s'en amusait, mais à la maison, depuis que son frère était parti, elle faisait en sorte d'être la plus discrète possible, quand elle savait son père à proximité. Il se mit à hurler pour un rien, à croire qu'il avait cherché une excuse toute la journée pour hausser le ton, mais qu'il n'en avait trouvé aucune, alors il avait attrapé la première phrase de Juliette, l'avait transformée en gros reproche (c'est fou comme on arrive à changer le sens d'une phrase rien qu'en y mettant une nouvelle intonation) et tout s'était recassé, encore.
Le départ de Milo n'avait pas suffit, il avait fallu qu'on – qu'il -  en rajoute, c'était forcé.

C'est comme ça qu'elle débarqua en Norvège. Son père avait donc sauté sur la première occasion pour lui faire quitter la France. Ici, c'était trop compliqué, ELLE était trop compliquée, le travail de maire de son père dans ce petit village de trop peu d'habitants était trop compliqué et puis ce serait mieux, pour elle, de finir sa scolarité en Norvège, elle parlait déjà la langue, moins bien qu'une native, et elle avait un petit accent français mais elle le comprenait et savoir se faire comprendre. Ce serait bien pour elle, de voir de nouveaux horizons ; c'est ce que sa mère lui avait dit, pour la consoler de partir d'où elle venait, mais ce n'était pas réconfortant pour un sou, c'était accablant et ça la rendait furieuse. Alors c'était donc ça, si Milo partait, elle aussi ? Bien, elle n'avait pas vraiment eu le choix, de toute façon.

Néanmoins, sa vie en Norvège ne fut pas un drame, bien au contraire. Elle fut accueillie par sa grand-mère maternelle qui la laissa faire à peu près tout ce dont elle avait envie et lui achetait des cadeaux tous les jours que Juliette ouvrait à chaque fois qu'elle rentrait du lycée et de l'université ensuite (c'était souvent des vêtements, Juliette adoooooorait les vêtements, et sa grand mère avait tellement bon goût, à lui acheter toujours les plus jolies robes du monde!). Milo l'appelait de temps en temps, pas assez à son goût, mais c'était mieux que rien, à croire qu'elle avait compris que des fois, on ne pouvait pas tout avoir. Constatation difficile pour une enfant capricieuse, impatiente et presque fille unique (les gens semblaient toujours étonnés quand elle disait qu'elle avait un grand frère parce qu'elle avait toujours eu du mal avec la notion du partage, sauf avec quelques personnes qu'elle pouvait compter sur les cinq doigts d'une ses mains).

***

Depuis que je suis enfant, maman me fait faire de la danse classique. Mon père vient quelque fois aux représentations – surtout quand il y est obligé. Maman trouve que je danse bien. Normal, Maman est profane, alors elle est tout de suite émerveillée par tout ce qui touche aux Talents. Déjà, elle enviait mon père et son Talent de conviction, et puis pour mon frère, c'était pareil, et Maman, elle, ne fait pas de préférence, alors mon Talent à moi, elle l'aime autant que les autres, même si comme tout le monde, elle ne le voit pas, elle ne peut que l'imaginer. C'était horrible, quelques fois, de danser et d'avoir si bonne mémoire en même temps. Une scène déjà vu qu'on remet en boucle, encore et encore, avec les sensations du moment intacts, et les couleurs toujours vives, et les traits du visage toujours aussi précis. Pour revivre des scènes, elle n'a qu'à danser, et voilà. Les autres, eux, n'ont qu'à imaginer. Les Talents, Juliette dit que c'est surtout fait pour soi, et que c'est des fois n'importe quoi, que de se sentir obligé d'en avoir un qui sert à quelque chose pour les autres. Le sien, à elle, ne lui sert à rien, mais c'est le plus beau cadeau du monde.

***

Certains ont les sentiments tièdes, pour d'autres le torrent passionnel l'emporte... Juliette, elle, fait partie de la deuxième catégorie, et elle le montre tous les jours. Elle est impatiente, colérique, capricieuse, un peu vantarde (beaucoup des fois), trop fougueuse, des fois – toujours – trop violente, honnête (mentir, ce n'est pas pour elle, et puis, elle ne sait pas le faire, mentir, comment on fait, pour mentir sans trembler et sans regarder de partout, chercher un indice qui prouve qu'on vient de se trahir soi-même ?) et elle est dissipée, aussi. Dans sa tête, ça va toujours trop vite, elle n'arrive à attraper des idées que si c'est pour taquiner, et taquiner, ça, elle adore vraiment beaucoup... Et elle assume les conséquences de ses taquineries, toujours. Elle ne se démonte jamais, elle endosse toute responsabilité, ça fait partie du jeu et elle est droite, alors c'est normal, elle ne se cache pas derrière les autres, parce que les autres, souvent, on ne peut pas compter sur eux, et elle l'a toujours appris à ses dépends, et il n'y en a que quelques uns qui la supportent – supportaient pour certains au quotidien, et elle sait combien c'est difficile, alors elle les respecte, eux, et elle sera toujours là, si jamais, parce que Juliette, elle, elle ne part pas.


***

La tête posée sur sa table de cours, Juliette fixe les élèves assis face à elle. C'est fou comme c'est ennuyeux, de suivre un cours de français quand on le parle déjà couramment. De sa main gauche, elle écrit couramment avec son index sur la table. Table, maintenant, parce qu'elle écrit dessus, et qu'elle voulait l'écrire aussi, à côté de couramment.
Devant elle, Thomas se retourne pour la regarder. Elle lui fait un sourire avant de baisser les yeux vers la table pour y écrire Thomas.

Ça, elle le fait toujours. Des fois, elle attrape au vol ses pensées, et puis elle les écrit du bout du doigt. Ça ne sert à rien, mais c'est une habitude, et tout le monde le lui fait remarquer à chaque fois, et ça ne se contrôle pas.


   
Et vous ?

   
Comment avez-vous connu Muzenn ? J'ai envie de te dire... I'm back  Cool 
   Avez-vous des remarques à faire ? Nope.

   
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Iestin Cabedoce
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MessageSujet: Re: Juliette Lykketil   Dim 13 Juil 2014 - 21:02

Amuse-toi bien, Juliette, et bonne chance aux autres ! Smile0
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Juliette Lykketil

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