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 Jehan Saunier

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AuteurMessage
Jehan Saunier
Radioactive Monster
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Messages : 3
Date d'inscription : 09/01/2015

MessageSujet: Jehan Saunier   Mer 18 Fév 2015 - 17:14


   

   
« You don’t love someone for their looks, or their clothes, or for their fancy car, but because they sing a song only you can hear. »


   
Identité

   
Nom : Saunier
Prénom : Jehan
Âge : 24 ans
Famille affiliée : Sonnen

   


   
Son corps & Sa tête

   
De loin, vous apercevez son étroite silhouette enjolivée d’extravagants habits ; roi ou bouffon ? Certains se le demandent encore. Pourquoi se vêtir de tant de velours, de si nombreuses couleurs ? Pourquoi pas, vous rétorquera-t-il, seriez-vous plus rassurés si je ne portais que du noir ? Vous retournant ainsi votre question, il vous regarde d’un fin sourire rehaussant votre malaise. Que sait-il que vous ignorez ? Ses yeux d’azur vous pénètrent, scrutent les vôtres ; il cherche à connaître votre valeur, vous interroge, plisse le front en écoutant vos propos, et vous vous surprenez à croire qu’il cache peut-être quelque chose, lui aussi. Après sa méticuleuse évaluation de votre personne, il arque un sourcil et lève gracieusement son menton en pointe, dévoilant ainsi la mince ligne le reliant à sa mâchoire. Instinctivement, votre attention dérive sur son cou au teint blafard, traversé de plusieurs veines bleutées disparaissant sous son haut dont vous détaillez chaque couture en quête d’un défaut, d’une faille, mais aucun fil ne dépasse. Amusé par votre promenade visuelle, son rire fend l’air tel l’écho de votre musique favorite, avec cette note en plus qui vous hérisse le poil des bras. Se moquerait-il de vous ? Il reprend une expression plus sérieuse, pourtant il vous donne l’impression de continuer à sourire puisqu’au fur et à mesure qu’il pianote ses doigts avec agilité contre ses bras croisés, la mélodie se poursuit entre vos oreilles.

Il semble sain d’esprit, seulement excentrique dans sa manière d’être, mais vous vous rappelez que les apparences sont souvent trompeuses, alors vous questionnez la sienne, commençant par la tête posée sur ses épaules peu fournies, mais d’apparence solide. Déjà, vous vous en voulez de constater à quel point son couvre-chef sied si bien à l’ébène de ses cheveux que plusieurs connurent plus courts et ourlés par le passé. Pourquoi les laisser pousser ? Pire, pourquoi voulez-vous savoir une telle chose ? Votre conscience vous met en garde contre ses grands airs et ses belles paroles ; vous ne le connaissez pas, souvenez-vous. Paradoxalement, vous essayez de lui trouver une excuse, voire de deviner la raison à de son comportement. Une enfance malheureuse, un cœur brisé, une envie déraisonnée de pouvoir ? Il remarque votre réflexion, puis l'accuse d’un air affable. Votre respiration se coupe, mais vous ne soufflez mot. Il s’avance, incline la tête, vous tourne autour, et vous vous demandez à quel moment vous êtes devenu son jouet.

Malgré son mètre quatre-vingt-deux, il vous apparaît tel un enfant dans le corps d’un homme, et tout de suite vous croyez mieux comprendre sa cruauté et ses caprices. Tout ne sera-t-il qu’un jeu à ses yeux ; le monde sa cour de récréation ? Vous n’osez adhérer à l’idée, pourtant les signes vous conduisent irrémédiablement vers cette conclusion. Inversement, sa démarche n’a rien de l’innocence de l’enfance, sans compter ce timbre de voix typique de l’adulte, masculine et un brin rauque. À travers le pantalon noué d’une ceinture à la boucle en or posée sur les os de son bassin, vous notez la qualité du tissu et le prix fort de l’accessoire, puis dérivez sur la courbe généreuse de ses mollets surplombant une paire de chevilles plus délicates. Ravi par votre silence, il vous invite à vous asseoir, puis prend place à son tour, balançant une jambe dans le vide. Vous sentez qu’il prend plaisir à votre présence, mais cela peut se retourner contre vous à tout instant. Vous reprenez la parole et il écoute distraitement votre remarque, occupé à vous observer à nouveau. Lui rendant la pareille comme s’il s’agissait d’un duel muet, vous notez le relief des clavicules sous son vêtement, mais aucune trace de la musculature invisible que vous lui inventez, et qui existe bel et bien sous ses couches de linge que vous n’avez pas le privilège de retirer. Votre cerveau vous rappelle alors que ce n’est ni l’endroit, ni le moment. Après tout, il n'est pas vraiment votre genre.

L’entretien terminé, vous posez sur lui un dernier regard, incertain de vouloir le revoir – tout court ou dans un avenir rapproché. Une partie de vous aimerait une nouvelle rencontre tandis que l’autre s’en moque éperdument, et à cette conclusion vous pensez mettre enfin le doigt sur ce qui vous tracassait tant en le regardant : ce jeune homme inspire bon nombre de contradictions vous donnant à la fois l’envie de le fuir comme la peste comme celle d’importer à ses yeux. En d’autres termes, vous n’êtes pas plus avancé, mais libre à vous de lui tourner le dos à jamais, ou de franchir les portes de son cercle en y revenant plus préparé, maintenant que vous l’avez rencontré – tout commence toujours de là.

   


   

Background


Il coule son regard sur elle comme s’il avait fait ça toute sa vie, peu soucieux des bruits de pas s’essoufflant dans le couloir de l’autre côté de la porte. Assise près de lui sur le divan, elle le contemple d’une caresse maternelle sur sa joue – déformation professionnelle – et il lui offre un mince sourire en retour.

-Embrasse-moi.

-Tu es sûr ?

Il hoche la tête et détourne le regard dans un geste qu’elle traduit comme de la timidité. Il n’a que seize ans, se répète-t-elle, pourtant il est si mature pour son âge. Ils parlent durant des heures à chaque rendez-vous, et elle ne le force pas à s’ouvrir, il le fait de lui-même. Oh, les problèmes ne viennent pas de lui, elle le sait désormais ; l’enfer, c’est les autres. Elle voudrait l’aimer, mais elle l’aime déjà. Lentement, sa tête s’incline, ses yeux se ferment, et la distance entre leurs lèvres se réduit au néant. Un léger sursaut accueille son baiser, puis peu à peu, le pouls du garçon s’accélère sous ses doigts. Est-elle la première ? Secrètement, elle l’espère, l’idée la flatte.

Rompant le baiser, elle se redresse alors qu’il la suit du regard en se pinçant les lèvres. Ses mains n’ont pas bougé d’un pouce, sans doute manque-t-il d’assurance. Attendrie par sa maladresse, elle décide de prendre l’initiative de la prochaine étape quand le hurlement de l'adolescent fend l’air. La porte du bureau s’ouvre à la volée, et à peine entré le professeur de mathématiques – bouche bée – calcule un et un à la vitesse de l'éclair.

-Cécile, bon sang, as-tu perdu la tête ?

Se ruant à la rescousse de l'élève, il lui tend son haut abandonné par terre tandis que des curieux s’agglutinent autour du drame. Tête baissée, Jehan s’empare de son vêtement qu’il presse contre son torse d’un bref merci marmonné à voix basse. Confuse, la femme ne comprend pas, honteuse et révoltée de la sévérité des yeux se posant sur elle. Qui sont ces gens pour juger ? Personne ne connait Jehan comme elle, elle le connait. Quelle hypocrisie de soudain s’intéresser à lui alors qu’elle sait pertinemment qu’ils le pointent tous du doigt dans son dos et que cette sollicitude illusoire redeviendra mépris au dernier coup de minuit, ce soir. Oui, elle rage. Contre le monde, puis contre elle-même. Parce qu'on lui enlèvera Jehan en même temps que sa licence de psychologie, et elle ne le reverra plus. Peut-être leurs chemins se croiseront-ils plus tard, dans bien des années, mais elle n’y compte pas ; c’est maintenant qu’elle le veut, qu'elle le perd – perd tout.

Dès le lendemain, Jehan changea d’école pour la dernière fois, alternant alors son temps libre entre Paris et Muzenn. Jusqu’à ce que sa vie se renouvelle encore une fois. Un coup de chance, littéralement : son père gagna à la loterie. Jehan baigna dans la richesse comme un poisson dans l’eau. Un trait de famille, assurément, puisque son paternel profita de l’opportunité pour se remarier… avec une jeune de vingt-et-un ans. De trois ans la cadette de son fils, autrement dit. Une farce, un horrible cliché et un caprice bien épineux aux yeux de l'enfant qui voit son héritage passer aux mains d’une voleuse éhontée doublée d’une étrangère.

Talent : De son vivant, sa mère lui transmit son talent. Musicienne, elle jouait de la contrebasse. S’envolant, les notes provoquaient l’accélération ou le ralentissement du rythme cardiaque d'autrui ; un don capable d’engendrer de la détente la plus totale à la crise de panique la plus prenante. L’instrument étant relativement encombrant, Jehan a développé un angle différent du son en apprenant à passer de la scène à l'auditoire. Ainsi, il parvient à entendre des conversations à distance. Une distance qui varie selon l’intonation de voix des individus ciblés et la présence d'obstacles entre eux. Récemment, il croit même arriver à capter des bribes de pensées. Rien de très concret au-delà de quelques mots – souvent désordonnés – dans le flux intérieur d’une personne de passage à ses côtés.

   


   
Et vous ?

   
Comment avez-vous connu Muzenn ? Dans une autre vie, on m’appelle Rhea.
Avez-vous des remarques à faire ? « Nous les appelons monstres parce que nous les sentons loin de nous, et donc, nous les voulons différents. Au contraire, ils nous ressemblent en tout et pour tout. Mais nous préférons balayer l'idée qu'un de nos semblables est capable de telles atrocités. En partie pour absoudre notre nature. Les anthropologues appellent ça la dépersonnalisation du coupable et cela constitue souvent le principal obstacle, car un homme a des points faibles… pas un monstre. »

   
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Iestin Cabedoce
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MessageSujet: Re: Jehan Saunier   Jeu 19 Fév 2015 - 13:45

Bonjour !

Après mûre réflexion, je me dois de refuser ta candidature à Muzenn. Ça ne fonctionnera pas, j'en suis bien désolé.

Bonne continuation !

...

Ah, je suis forcé de t'accepter à Muzenn ? Bon.

Bon.

Bon, bien. Tu es validé. Mais fais toi petit. Merci.

I love you
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Jehan Saunier

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